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Nombre de visites : 3891
Mise en ligne : 01/2007
Dernière modif : 03/2009

 Michel et Françoise Gauquelin

Il ont été les premiers à tester statistiquement des données astrologiques sérieusement et à grande échelle à partir des années 1950. Ils laissent un héritage de 143 860 dates de naissance, disponibles sur le site cura.free.fr.

Ils ont montré l'existence d'"effets astrologique" en testant des groupes professionnels, et des relations parents-enfants.
Des travaux similaires ont été menés plus récemment par Gunter Sasch à l'échelle d'un pays, sur des millions de personnes, ont montré des effets astrologiques au niveau des mariages.

Travaux sur les groupes professionnels

Ils ont rassemblé des dates de naissance de gens célèbres, à partir de catalogues de gens célèbres, de liste d'académiciens..., et ils ont constitué des groupes de peintres, médecins, sportifs, militaires etc.

Figure 1
Michel Gauquelin - Répartition de Saturne chez les académiciens de médecine
Figure 1, Publiée par Gauquelin : répartition de la position de Saturne chez les médecins au moment de leur naissance

Pour un groupe donné, par ex. les médecins, ils ont calculé (à l'époque sans ordinateur) les positions des planètes au moment de leurs naissances.
Puis il fait un diagramme par planète.
Par ex. pour Saturne sur la figure 1 : si un médecin naît lorsque Saturne se lève à l'est, il le mettra dans le secteur 1 ; si Saturne culmine au sud, il sera dans le secteur 5 etc.
En plaçant sur un même dessin toutes les positions de Saturne de tous les médecins, il obtient une courbe de répartition.
Si la répartition que l'on observe est ronde (comme la courbe en pointillé), cela vaut dire qu'à la naissance d'un médecin, Saturne a autant de chance d'être dans un secteur 1 que dans un autre.
Mais on observe pour Saturne une courbe comme celle en trait plein : on voit qu'il y a plus de chance qu'un médecin naisse avec Saturne dans le secteur 1 que dans le secteur 11.

C'est là qu'on utilise les statistiques : le test du chi 2, qui permet de dire : si on s'attend à une répartition ronde, il y a un chance sur tant pour que cette anomalie soit due au "hasard".

Pour les médecins, ils ont trouvé une répartition "anormale" pour Saturne, mais pas pour les autres planètes : un médecin a autant de chance de naître avec Vénus à l'est qu'ailleurs.

En testant différents groupes, ils ont trouvé plusieurs anomalies de répartition ; ce qui est remarquable, c'est que ces anomalies recoupent certaines assertions de l'astrologie traditionnelle : les artistes vont par exemple avoir une anomalie de répartition pour Vénus, les sportifs et les militaires pour Mars, les acteurs et les politiciens pour Jupiter.

Ces travaux reviennent donc à confirmer par les statistiques certaines affirmations de l'astrologie traditionnelle.

La polémique sur l'"effet Mars"

Les travaux de Gauquelin ont été rejetés par la communauté scientifique. La polémique s'est catalysée autour de l'"effet Mars" concernant les sportifs. Des associations de sceptiques ont effectués d'autres tests aboutissant tous sur l'abscence d'effet Mars (Belgique en 1966, USA en 1980, France en 1996).
Difficile de se repérer dans ce fatras d'avis contradictoires.
Mes recherches documentaires sur la polémique autour de l'effet mars m'ont pour l'instant conduit aux travaux de Suitbert Ertel ; la page How Ertel rescued the Gauquelin Effect (pdf) résume l'intervention de Ertel : il a repris les données Gauquelin et s'est aperçu que les travaux de Gauquelin étaient biaisés ; il n'avait pas inclus toutes les naissances des sportifs dont il disposait, et qu'il avait eu tendance (consciemment ou pas ?) à laisser de côté des sportifs dont la position de Mars ne confirmait pas cet "effet Gauquelin".

Pour sortir de l'ornière, Ertel a cherché à avoir un critère "objectif" de sélection pour former groupes de champions à tester. Pour cela, il (enfin les étudiants qui ont travaillé pour lui) a récupéré plusieurs catalogues de sportifs célèbres et a classé les sportifs de Gauquelin en 6 niveaux, en fonction du nombre de fois qu'ils étaient cités (1 : jamais cité - ... - 6 : cité 5 fois ou plus). Cet "indice de popularité" lève toute contestation sur la formation des groupes.
Il a réuni tous les sportifs de Gauquelin ainsi que ceux des sceptiques (aboutissant à un groupe de 1688 sportifs), et a refait les statistiques pour chaque niveau.

Et il est arrivé au résultat suivant :
l'effet Mars est d'autant plus fort que les sportifs sont de niveau élevé
.

Figure 2
Résultats d'Ertel pour les sportifs
Figure 2, tirée de "How Ertel rescued the Gauquelin Effect"

La ligne en pointillé indique le nombre de sportifs qu'on devrait observer par secteur pour une répartition due au "hasard".
Les points montrent les valeurs observées dans les secteurs sensibles (ceux présentant des anomalies de répartition).
On voit bien que plus le niveau des sportifs est élevé, plus la concentration dans certains secteurs est forte.

Les travaux d'Ertel confirment donc l'existence d'un "effet Gauquelin", même s'il contestent la validité des résultats publiés par Gauquelin.
Au passage, en refaisant les calculs des sceptiques, il a montré que les sceptiques avaient eux aussi triché, en éliminant arbitrairement des sportifs dont la position de Mars à la naissance confirmait l'effet Gauquelin.

Travaux sur l'hérédité

Françoise et Michel Gauquelin ont aussi fait des travaux de comparaison de thèmes parents - enfants.
Ils ont mis en évidence un effet d'hérédité astrale : par exemple, un enfant dont un des parents a Mars à l'ascendant a plus de chance que la moyenne d'avoir Mars à l'ascendant ; l'effet est encore plus fort si les deux parents ont Mars à l'ascendant.


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