Voici quelques photos de vautours, prises en 2003 et 2004, sur le Larzac.
Les photos ont été prises en posant un télescope à une quarantaine de mètres d'un charnier. Un appareil numérique est tenu à main levée devant l'oculaire. Le grossissement est de 90 fois (télescope de 30 cm ouvert à 5, avec un oculaire de 14 mm).
Les vautours ont été réintroduits dans les gorges de la Jonte, et visitent le Larzac depuis plusieurs années. Ils dorment parfois sur place (ils se posent sur des pins - parfois, des vautours aux ventres trop pleins n'arrivent plus à décoller et restent coincés pour la nuit dans un champ).
Ils viennent ici lorsque des brebis meurent, donc surtout en période d'agnelage.
Avant, il fallait passer par l'équarisseur, qui venait récupérer les animaux morts en camion. Les vautours ont commencé à se nourir sur le plateau à l'époque du problème de la vache folle. Il paraît qu'une règlementation impose de transporter les cadavres dans des charniers agréés, sur des chappes de béton.
Au passage, un communiqué de la
LPO indique que l'application par l'Espagne, de
"la Décision 322/2003 de l'Union Européenne, qui stipule que les animaux morts devront être confiés au service public de l'équarrissage", menace les populations de vautours. Une directive européenne hygiéniste qui menace les vautours.
Exiger des dalles de béton pour faire manger les vautours paraît un peu absurde, mais demander d'agréer des aires de nourriture peut être utile : ça permet de déterminer des lieux où les vautours pourront atérir et décoler sans être gênés par les pylones EDF. Voir la page sur
le vautour mort.
Ici, les cadavres sont laissés en plein champ.
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| Cadavre de brebis avant le passage des vautours |
Une fois repérés, les vautours arrivent en groupe, parfois une vingtaine, parfois soixante, ou quatre-vingts , et la curée commence.